Quand on dit viol

Quand on dit viol
Le Collectif Féministe Contre le Viol a créé et assure la permanence téléphonique nationale Viols-Femmes-Informations au 0 800 05 95 95. N° d’appel gratuit d’un téléphone fixe ou d’une cabine, accessible en métropole et outre-mer, de 10 h à 19 h du lundi au vendredi- www.cfcv.asso.fr
On pense  parfois que  la victime de viol est  « une femme jeune, âgée de 25-30 ans, belle - violée à cause de sa beauté.. »
En réalité :
  • Tous les âges sont représentés parmi les viols dénoncés à Viols-Femmes Informations
  • La plus jeune victime avait quelques jours, les plus âgées 83,84 ans.
  • 26 % étaient majeures au moment des faits, 15 % étaient adolescentes (15 à 18 ans), 51 % étaient enfants (moins de 15 ans), pour 8 % d’entre elles l’âge est indéterminé.

Au  0 800 05 95 95 : 91,5 % des victimes de viol sont des femmes, 8,5 % des hommes.


On imagine que le viol a été commis dans la rue, dans un bois, dans un transport public dans un lieu réputé dangereux

En réalité  (base de référence : 972)
  • Domicile de la victime et/ou de l'agresseur : 64,7 %
  • Lieux publics, quelques pourcentages :
    - la rue : 3,8 %
    - un bois, un bord de route : 2,8 %
    - un transport en commun : 1,0 %
    - un parking : 1,2 %
    - un hôpital : 3,3 %.

On croit que le viol ça n’arrive que la nuit

En réalité (base de référence : 230)
  • Agressions sexuelles commises le jour : 49,1 %
  • Agressions sexuelles commises la nuit : 50,9 %.

 
On se représente le violeur armé d’un couteau usant de violences brutales

En réalité

  • A peine 15 % des viols sont perpétrés avec des coups ou sous la menace d’une arme
  • par la surprise : alcool, drogue, sommeil (30,7 % dont alcool et drogue 13 %)
  • par la contrainte : contrainte de perdre son emploi, son logement, sa situation familiale, etc. (10,9 %)

On croit que l’agresseur est un inconnu

En réalité
  • dans 69 % des situations d'agressions sexuelles dénoncées au numéro vert, la victime connaît ou connaissait son agresseur (base de référence : 2032 agressions).


On pense qu’il est facile d’accuser un homme de viol

En réalité
  • Toutes les enquêtes le confirment : les victimes de viol ont beaucoup de difficultés à porter plainte seules     % d’entre elles le font.


On redoute qu’après un viol la victime contracte le VIH Sida

En réalité
Il est possible de lui prescrire une thérapie spécifique de prévention de cette contamination pour qu’elle soit efficace elle doit être prise le plus rapidement possible après le viol.


Les victimes de viol pensent  parfois que si elles parlent personne ne les croira

En réalité
C’est la stratégie de l’agresseur de leur faire croire que leur parole ne sera pas reçue. Des services d’enquête de  la police judiciaire et de la gendarmerie sont spécialisés et  recueilleront leur plainte.


Certains disent qu’après un viol on ne peut plus rien faire pour la victime

En réalité
Croire ce qu’elle dit et l’accompagner pour chercher de l’aide est à la portée de toute personne. Mener l’enquête et faire aboutir le droit est la fonction des services de police et justice. Des médecins et des thérapeutes spécialisés savent prendre en charge et soigner les conséquences des violences sexuelles. Des associations sont au côté des victimes pour les accompagner dans leur travail pour retrouver le sens de leur vie.


Quand on est victime de viol on peut parfois penser qu’on en est responsable, qu’on y est pour quelque chose, qu’on aurait dû faire … bref que c’est de sa faute
En réalité
  • L’agresseur est seul responsable de ses actes.
  • Imposer un rapport sexuel à une personne qui ne le veut pas est interdit, le viol est un crime.
  • Il n’avait pas le droit de faire ça.
  • La victime n’est en rien responsable de cet acte que la loi interdit.
  • C’est la stratégie de l’agresseur pour assurer son impunité de faire croire à sa victime qu’elle est responsable de ce qui est arrivé.

On disait autrefois que le viol était « une pulsion irrépressible »

En réalité

L’auteur du viol organise l’agression. Il agit en fonction de 5 priorités : isoler la victime, l’humilier la traiter comme un objet, inverser la culpabilité, créer un climat de peur et mettre sous terreur, assurer son impunité en verrouillant le secret.

2447 personnes ont dit non aux violences faites aux femmes au 18/05/2012

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